À travers ses murales, elle explore des thèmes liés à la nature, à la communauté et à l’inclusivité. Animée par des valeurs féministes et collaboratives, elle développe également des ateliers participatifs afin de créer des espaces d’échange et de rendre l’art accessible à tous.tes.
Née à Sherbrooke, elle passe une grande partie de son enfance et de son adolescence en Tunisie avant de s’établir à Montréal en 2014. Passionnée par les arts depuis son plus jeune âge, elle développe d’abord sa pratique à travers le dessin au crayon avant de se tourner vers la peinture acrylique, l’art numérique et l’art mural.
Introduite au milieu artistique montréalais en 2018, elle découvre rapidement l’univers de la murale et de la création collaborative, Son travail met principalement en scène des portraits féminins où le regard et les expressions occupent une place centrale. Entre figuration et interprétation personnelle, elle cherche à créer des œuvres porteuses d’émotions.
Helena Martel est une artiste multidisciplinaire autodidacte qui vit à Montréal.
Sa carrière en tant qu’intervenante sociale en santé mentale inspire sa pratique artistique, lui permettant de s’ancrer dans un art socialement engagé. Sa pratique gravite autour de la peinture et du dessin, qu’elle emploie pour rendre visible et faire briller des réalités souvent invisibilisées et gardées sous silence. Elle puise ses réflexions auprès d’expériences vécues, tant au niveau personnel que professionnel, pour explorer les paradoxes et complexités qui peuvent cohabiter à la fois au sein d’individus et dans la société dans son ensemble. Elle explore également depuis 4 ans l’art mural, abordant des réflexions autour de la dignité humaine et du bien-être communautaire. Elle travaille actuellement sur les thèmes de l’âge et de l’agriculture, qui sont intimement liés au savoir collectif intergénérationnel. Elle tente d’apporter une notion de soin dans son art, visant à donner une visibilité à des réalités sous-représentées dans nos espaces publics. À travers sa pratique, elle a pu participer à de nombreux festivals de murales dans différents coins du Monde comme Le Canada, le Mexique ou encore l’Australie.
Description de l'oeuvre
Cette œuvre marque une étape significative dans les Projets d’Art Mural (PAM) de la Ville de Montréal en tant que première murale à vocation explicitement féministe du programme. Créée par la collaboration de trois artistes montréalaises, Abir Brika, Moule et Hélèna Martel, cette fresque s’inscrit dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce, au siège de l’organisme Prévention NDG-CDN qui a piloté le projet. La fresque rend hommage au collectif jeunesse « La voix des jeunes compte », dont le militantisme soutient depuis plusieurs années la création d’une loi protégeant les victimes d’agressions sexuelles dans les écoles primaires et secondaires. Inspirées par le mouvement porté par les jeunes filles et les femmes, les artistes ont souhaité incarner visuellement des valeurs de soutien, de communauté, de sororité, de militantisme, de guérison et de jeunesse. À travers la représentation de personnages féminins au regard empreint de force, cette murale vise à renforcer le sentiment d’appartenance et à encourager l’appropriation des espaces publics par les filles et les femmes du quartier.
Instagram du collectif jeunesse « La voix des jeunes compte » : https://www.instagram.com/lavoixdesjeunescompte/
