Originaire de Rennes, habitant désormais Montréal depuis 2009, Mshl, prononcer Michel, pratique le graffiti depuis plus de 25 ans. Au Québec il enrichit ses recherches et donne plus de place dans sa pratique à l’abstraction. Il participe à différentes expositions à Montréal et réalise des œuvres grand format dans l’espace public montréalais. Alternant les formes géométriques et organiques, Mshl joue avec les espaces, les alignements, les couleurs (le bleu n’étant jamais bien loin) pour arriver à une composition qui tend vers l’équilibre.
Depuis 2017, avec MU, il offre des ateliers dans les écoles et assiste de nombreux muralistes tout en continuant sa propre recherche artistique. Parallèlement à la peinture, il s’essaye et expérimente la vidéo depuis 2013. Il a reçu plusieurs prix qui lui ont donné l’opportunité de montrer ses films en projection sur les murs de Montréal et au fameux festival Fantasia de Montréal.
Je cherche par mon travail à créer un effet de surprise auprès des spectateurs suscitant leur pause et stimulant leur réflexion. J’aime particulièrement réaliser des images de sorte qu’elles diffèrent de proche et de loin. Ainsi, un apport singulier à l’œuvre est accordé à ceux qui la côtoient couramment et de plus près.
En explorant de nouvelles avenues techniques et en entre-mêlant différentes pratiques, des arts imprimés au papermaking en passant par l’art mural, je souhaite contourner les préconceptions des gens afin de leur rappeler que le monde qui nous entoure peut lui aussi être différent, être changé.
Description de l'oeuvre
L’œuvre Polygones, polyglottes, réalisée par bosny et MSHL, souligne la richesse et la diversité des résidents et des citoyens transitant par le métro Saint-Michel situé à proximité. Les artistes ont cherché à représenter les liens et les connexions entre cette diversité de personnes par un assemblage de formes aux couleurs riches qui semblent pouvoir s’emboîter malgré leurs différences. Des visages anonymes se devinent sur certaines plages de couleurs permettant une double lecture de la murale. De loin, on peut discerner des visages et les formes colorées semblent être connectées, de près, les visages deviennent abstraits et les formes s’individualisent.


