Roger Langevin étudie à l’École des beaux-arts de Montréal, puis en enseignement des arts plastiques à l’Université du Québec à Montréal. Il est d’ailleurs professeur d’arts plastiques de 1963 à 1975. Auteur de plusieurs sculptures monumentales, il réalise en 1981 le Monument aux travailleurs, une œuvre permanente pour le devant du siège social de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), avenue De Lorimier, à Montréal. Le Centre de la nature de Laval présente également une de ses sculptures de bronze, Nos traces, un héritage.
Description de l'oeuvre
Intitulée Train de vies, l’œuvre met en scène des êtres humains qui interagissent de manière dialogique sur ou autour d’un banc. Disposées de manière longitudinale, ces dyades à la fois indépendantes et rattachées par la thématique se déploient comme s’il s’agissait, sur le plan temporel, d’une séquence de vies (le même banc capté à différents moments) ou, sur le plan spatial, de scènes se déroulant simultanément, traduisant à la fois la singularité des êtres et leur similarité, leur interdépendance comme le sont, interdépendants, les passagers d’un train qui occupent des wagons différents.
Dans un monde de plus en plus déterminé par les nouvelles technologies, la profondeur des relations humaines et la solidité du tissu social apparaissent essentielles pour se prémunir contre certains phénomènes d’isolement et d’anxiété. Pour en faire un sujet sculptural ouvert et intergénérationnel, encore faut-il pouvoir capter l’instantanéité propre à ces échanges entre deux personnes tout en transcendant le seul aspect extérieur, anecdotique, pour traduire aussi l’intériorité, l’essence (et le sens) des relations humaines.
Bien que les bancs ne soient pas reliés physiquement entre eux comme le seraient des wagons, ils sont liés par leur thématique commune : l’échange, la communication établie entre une diversité d’individus dont la personnalité est affirmée et n’a rien d’anonyme. Cette œuvre humaniste constitue dans ce contexte un clin d’œil formel à l’histoire des Shops Angus et à la vocation de mixité urbaine qui caractérise aujourd’hui le Technopôle Angus où se côtoient tous les usages ; un espace où les projets de vie professionnels et personnels s’entrecroisent pour en faire l’un des quartiers les plus innovants, à la fois paisibles et dynamiques, de la métropole.



