D’ascendance haïtienne et québécoise, Natacha Clitandre vit et travaille à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Elle a complété, en 2000, un B.A. en arts visuels de l’UQAM puis a étudié le design graphique à l’École de design de cette université. En 2007, elle a obtenu un Master en Théorie et pratique de l’art contemporain et des nouveaux médias de l’Université Paris 8. Dans le cadre de ce cycle d’études, elle a effectué un séjour à Brown University et RISD, à Providence, Rhode Island.
Son travail a été présenté dans de nombreuses expositions, notamment à La Centrale galerie Powerhouse, au centre d’artistes Verticale, à PHI, à l’Espace culturel Séraphine Louis (Clermont, France), à la Maison de la culture Janine-Sutto, au Centre des Arts de la Maison d’Haïti et au Musée de la civilisation. Elle a participé à plusieurs résidences artistiques, dont les plus récentes à Ada X, à Paradise (Nantes, France), à la Cinémathèque québécoise et à Diaphane (Clermont, France). En 2024, elle remportait le Prix Powerhouse — reconnaissance biennale décernée par La Centrale Galerie Powerhouse à deux artistes de Montréal pour souligner leur persévérance et leur engagement.
Travailleuse culturelle pendant plus de 20 ans, elle a notamment développé la posture Slow Tech du centre d’artistes féministe Ada X, où elle a été — de 2017 à 2022 —, coordonnatrice à la programmation et au festival HTMlles.
Née à Vancouver en 1986, Salima Punjani est une artiste multisensorielle autodidacte qui utilise des médiums tels que la sculpture souple, le vibrotactile, le son spatial, les enregistrements sur le terrain, la vidéo numérique, la photographie et l’esthétique relationnelle. Son approche artistique est liée à son intérêt pour les soins tenant compte des traumatismes et la justice pour les personnes handicapées. Elle s’intéresse particulièrement à la manière dont les multiples sens peuvent élargir les possibilités pour que les gens se sentent bienvenus dans les espaces artistiques, tout en créant des expériences artistiques d’empathie, d’intimité et de connexion. Ses travaux récents explorent des thèmes comme le plaisir, le deuil, le repos comme résistance à l’injustice systémique et la manière dont les données médicales peuvent être subverties pour favoriser la connexion humaine plutôt que de diagnostiquer des pathologies.
Elle détient un baccalauréat en communications et sciences politiques de l’Université Carleton, un diplôme d’études supérieures en journalisme de l’Université Concordia et une maîtrise en travail social de l’Université McGill, avec des recherches portant sur l’intersection entre les arts et le travail de soins.
Elle a présenté son travail dans de nombreux centres d’artistes à travers le Canada ainsi qu’au Phi Centre, au Musée Régional de Rimouski et au Spatial Sound Institute.
Description de l'oeuvre
Les embranchements fructueux est une installation sculpturale numérique en trois parties implantées le long du sentier qui traverse le parc des Gorilles.
Natacha Clitandre réalise la conception sculpturale et visuelle de l’œuvre tandis que Salima Punjani en signe la conception sonore. Inspirée de l’histoire du site et de la mobilisation citoyenne liée au parc, l’œuvre donne la parole aux AmiEs investis dans la sauvegarde de la friche. Aux deux entrées du parc, des bornes interactives diffusent des sons et témoignages sélectionnés au terme d’une collaboration avec les AmiEs du parc. Les bruits de machines à coudre, du train, des chants d’oiseaux et des voix évoquent la coexistence harmonieuse des différentes fonctions du site au fil du temps.
Les formes des sculptures hautes ont été conçues à partir du L-Système, un algorithme qui permet de représenter visuellement le processus de croissance des plantes. Semblables aux arbres du parc, ces sculptures témoignent de l’hétérogénéité de la flore tout autant que de la richesse du patrimoine arboricole et industriel du parc.
Les artistes remercient Olivier D. Asselin, Nathalie Barbeau, Martone Donde, Frances Foster, Mathilde Geromin, Trevor Goring, Erwan Jouault, Kae Loah, Maria Patricia Lucas, Alexandra Nadeau, Christian Scott et Simon Van Vliet pour leur contribution au projet.

