Jason Sikoak est un artiste interdisciplinaire originaire de Rigolet, une communauté inuite du Labrador. Aujourd’hui basé à Tiohtiá:ke/Montréal, il est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et en histoire de l’art de l’Université Concordia, où il poursuit actuellement une maîtrise en fibres et pratiques matérielles. Son travail, profondément influencé par son identité inuite, explore les liens entre l’art, l’artisanat, la culture, la sexualité et la mémoire.
Il a exposé dans plusieurs institutions reconnues, dont La Guilde, The Rooms et la Winnipeg Art Gallery, et a vu ses œuvres publiées dans des revues telles que Inuit Art Quarterly et Inuktitut Magazine. Deux de ses créations ont été choisies par la Monnaie royale canadienne. Inspiré par les récits de ses aîné·es et son héritage culturel, Sikoak s’engage dans une démarche artistique en constante évolution, questionnant les récits coloniaux et élargissant les contours de l’art inuit contemporain.
Description de l'oeuvre
Une murale pour reconnaître ou comprendre les réalités autochtones.
Cette murale est située au Square Cabot et a été conçue dans le cadre du projet ARRUE une initiative du gouvernement du Québec piloté par la Ville de Montréal visant à déstigmatiser l’itinérance par l’art public.
Conçue par l’artiste Jason Sikoak, la murale intitulée IELLES CHANTENT s’ancre dans le cœur du Square Cabot, un lieu important pour des personnes autochtones en situation de précarité résidentielle. L’œuvre a émergé d’un processus de cocréation avec les éducateur·rice·s artistiques de MU et les employé·e·s du Café de la Maison Ronde, un organisme d’insertion sociale soutenu par L’Itinéraire.
Jason Sikoak a conçu un visuel illustrant deux sœurs, deux esprits :
« L’une symbolise les femmes autochtones assassinées et disparues et l’autre, les enfants autochtones enlevés et adoptés. La pleine lune qui surplombe la scène incarne un message de paix, de réconciliation, de bonheur et de sécurité pour leurs Nations. »



